Le libertinage

Le terme libertin (du latin libertinus, « esclave qui vient d’être libéré », « affranchi ») comporte deux acceptions principales :

- dans sa version d’origine, le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis, c’est un libre penseur (ou libertin d’esprit) dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse (exemple : Dom Juan de Molière) ;

- le sens qui prévaut de nos jours se réfère au libertin de mœurs, c’est-à-dire celui qui s’adonne aux plaisirs charnels (voire à la sexualité de groupe) avec une liberté qui dépasse les limites de la morale conventionnelle. Selon une enquête Ifop de 2010, 7% des Français auraient déjà pratiqué l’une de ces formes de sexualité de groupe. Parmi ces amateurs, on compte deux fois plus d’hommes (11%) que de femmes (5%) et une surreprésentation de quadragénaires (de 10 à 13% selon le sexe). Quant au fantasme de l’amour à plusieurs, il est très répandu et beaucoup accepteraient un «plan à quatre» si leur partenaire le leur suggérait. Les libertins sont des amoureux de liberté, d’épicurisme, de sexe aussi mais pas que, des échanges humains, d’aventure... Le libertinage répond surtout à une envie de liberté en grande partie sexuelle, de voir un fantasme se réaliser. Plusieurs couples essayent le libertinage le temps d’assouvir quelques fantasmes puis retourne à leur vie plus «standard» par la suite et d’autres arrêtent car cette expérience ne leur a pas plus. Pour pouvoir s’abandonner totalement, les partenaires présents doivent être en confiance, à l’aise et qu’ils aient tous envie de la même chose. Si l’un ou l’autre force l’autre, cela ne pourra qu’être une experience gâchée. Le libertinage rassemble toutes sortes de pratiques “de groupe”, de l’échangisme au sadomasochisme. Il s’est démocratisé parce que pratiquement toute la population française a aujourd’hui accès à Internet. En effet, les partenaires se rencontrent essentiellement par ce biais, bien plus discret et privé que la traditionnelle annonce sur un journal, ou le club libertin. Ainsi, les libertins peuvent se retrouver dans des appartements privés pour des rencontres sexy sans intermédiaires (organisateurs, clubs privés etc.). On peut dire que le libertinage, et surtout l’échangisme s’est non seulement démocratisé, mais commence aussi à toucher les plus jeunes, jusqu’à présent réfractaires aux rencontres coquines. Encore une fois Internet a joué le rôle de moteur dans l’émergence d’une pratique sexuelle jusque-là taboue. Quelques pratiques courantes dans le libertinage...

Le cote à cotisme : Un nouveau terme, pour une pratique qui existe depuis bien des temps pourtant, qui consiste à ce que des couples fassent l’amour, à coté les uns des autres, sans échanges de partenaires. Quelques rares échanges de caresses hors couples, peuvent parfois «se produire».

Le Gang Bang : Pratique sexuelle ou la femme s’offre ou est offerte à plusieurs hommes (plus de deux en général). Certains appellent cela un rodéo sexuel, un peu comme l’on pouvait trouver dans certains films pornos. La pluralité masculine est une pratique de plus en plus courante chez les couples, un fantasme qui devient réalité chez certaines libertines voulant plusieurs hommes en même temps. Le triolisme : Le triolisme est une forme de libertinage qui comptent de plus en plus d’adeptes: il s’agit de rapports sexuels entre trois personnes, souvent un couple et une pièce rapportée. Toujours selon le même sondage, les hommes auraient plus tendance à proposer l’idée à leur conjointe, l’idée d’avoir des rapports sexuels avec deux femmes à la fois étant très largement un fantasme masculin. Mais il semblerait que les femmes ne soient pas réfractaires à cette proposition, loin de là ! L’inverse en revanche - la combinaison de deux hommes et une seule femme - est assez minoritaire. Ces messieurs seraient donc trop jaloux ?

L’échangisme : L’échangisme est une pratique visant à changer de partenaire sexuel avec l’accord de son propre partenaire, sorte d’adultère consenti et réciproque. Dans la réalité, l’échangisme reste pratiqué par une minorité de Français pour lesquels cette forme de multi-sexualité est occasionnelle mais plutôt bénéfique à la vie de couple Si les Français sont nombreux à admettre le pouvoir érotique du fantasme échangiste, seule une minorité d’entre eux est déjà passée à l’acte. Les sites Internet constituent quant à eux un moyen de démocratisation de l’accès à l’échangisme L’échangisme reste toutefois une pratique occasionnelle, voire exceptionnelle, qui permet de renouveler le désir et l’excitation au sein du couple.

Le Candaulisme : C’est le plaisir de voir son conjoint avec un autre homme, une autre femme, sans jamais participer. Ce sont principalement les hommes qui aiment voir leur femme dans les bras d’un autre. C’est un fantasme plus fréquent que l’on ne crois, que celui d’observer la jouissance de son conjoint procurée par un autre.

L’Exhibitionnisme : L’image du pervers nu sous son imperméable qui dévoile aux passants son sexe, c’est terminé, l’exhibitionnisme aujourd’hui dans le monde libertin c’est tout autre chose. Ne mélangez donc pas ces deux mondes, l’exhibition d’un couple désirant vivre la sensation d’être regardé, désiré, envié... est de plus en plus commune.

La Bisexualité : Attirance par les deux sexes, si la bisexualité féminine est très courante dans le milieu libertin, ce n’est pas encore le cas des ces messieurs, même si cela est de plus en plus fréquent. La bisexualité féminine est un fantasme de beaucoup d’hommes, mais aussi de femmes, et ces dernières assument bien plus cette sexualité «bi» ( légère ou plus poussée). C’est parfois dans cette recherche de bisexualité féminine, que débutent les premiers pas vers le libertinage. Le mot d’ordre des libertins : Carpe Diem - « Profitez de l’instant présent !»

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