Zoom sur l’éjaculation féminine

Une « éjaculation » féminine ?

Une femme dite « fontaine » expulse un liquide lors d’un rapport sexuel, notamment après stimulation du point G, bien souvent au moment de l’orgasme. Il jaillit par l’urètre en quantité abondante – jusqu’à quinze centilitres. Son origine est encore un peu floue. Il serait en partie produit par les reins, qui activent leur filtration avant l’expulsion. Il s’agirait donc d’un dérivé de l’urine, avec un taux d’urée quasi nul, totalement inodore et incolore. Communément utilisé, le terme d’« éjaculation » est impropre. D’abord parce que le liquide expulsé par la femme n’est pas fertile. Ensuite parce que les glandes prostatiques n’y jouent pas le même rôle. Chez les femmes, elles participent bien à la contraction orgasmique, mais leur part dans l’expulsion reste à déterminer.

L’éjaculation féminine est un sujet assez mystérieux. Des médecins ont beau s’intéresser à la question, des zones d’ombre et des interrogations subsistent encore.

  • De quoi s’agit-il ?

L’éjaculation féminine est l’expulsion d’un liquide pendant l’orgasme de la femme lors d’un rapport ou d’une stimulation. Les contractions péri-vaginales expulsent par l’urètre un liquide plus ou moins abondant. Cette expulsion est parfois comparée à une éjaculation.

Seulement entre 10% et 40% des femmes déclareraient avoir déjà eu cette expérience lors d’un orgasme.

  • Quel est le liquide évacué ?

Le mystère demeure encore en partie sur cette question, et les avis divergent. Ce que l’on sait sur l’éjaculation féminine, est qu’il ne s’agit ni d’urine (crainte de nombreuses femmes confrontées à l’éjaculation féminine), ni de sperme… bien sûr, ni de secrétions sexuelles (d’origine vaginale ou utérine).

L’éjaculation féminine correspond à un liquide de couleur claire qui va du translucide au blanc, sans odeur.

La quantité évacuée est très variable d’une femme à l’autre. Elle va de l’équivalent d’une cuillère à café à celui de plusieurs cuillères à soupe.

Lorsque le jet expulsé est extrêmement puissant, on parle alors de « femme fontaine ».

Les explications avancées

Certains médecins avancent que les glandes de Skène qui sont situées des deux côtés de l’urètre (au niveau de la sortie de l’urètre – méat), seraient à l’origine de l’éjaculation féminine. Ces glandes seraient assimilées à une sorte de prostate (comme chez l’homme). La sécrétion du liquide évacué lors de l’éjaculation féminine proviendrait de ces appendices.

A noter cependant que certaines femmes ne seraient pas dotées de ces glandes.

Une stimulation vaginale ou clitoridienne peut provoquer cette éjaculation féminine.

Bien entendu, l’éjaculation n’a aucun caractère obligatoire, ni automatique. Elle ne survient que chez certaines femmes, et lorsque celles-ci sont détendues et sont prêtes à accepter sans retenue l’orgasme et le plaisir.